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Salsabila Zawiya · Dakar

La Tidjaniya

La Tidjaniya

Fondée par Cheikh Ahmad Tijani (RA), la Tidjaniya est une voie spirituelle progressive qui conduit le fidèle de l’islam à l’iman, par la connaissance et la maîtrise de soi.

La Tidjaniya permet au fidèle de passer du statut de soumis (muslim) à celui de croyant (mu’min). C’est la voie spirituelle fondée par Abul Abbas Cheikh Ahmad Tijani (RA).

Elle engage le disciple dans un programme de réalisation spirituelle progressif, jalonné d’étapes et d’états qu’il traverse et expérimente pour se connaître lui-même.

Cette connaissance approfondie de soi le conduit à la maîtrise de ses passions. Car la spiritualité n’est pas, pour l’homme, le renoncement à son humanité : c’est la maîtrise de soi, soutenue par une connaissance vécue.

Une voie pour notre temps

De même que l’Islam est la synthèse des religions révélées, la Tidjaniya est l’archétype du soufisme : le pont royal entre le monde matériel et le monde spirituel. C’est le cheminement le plus adapté au monde moderne dans lequel nous vivons.

Cette voie a été garantie et bénie par le Prophète ﷺ. Par elle, il assure à tous les disciples de Cheikh Ahmad Tijani (RA) l’accomplissement spirituel, sans retraite (khalwa), sans ascèse (zuhd) et sans effort surhumain.

Les trois piliers

  1. Le lazim, l’office quotidien du matin et de l’après-midi ;
  2. La wazifa, l’office quotidien accompli de préférence en groupe ;
  3. La haylala du vendredi, après la prière de l’asr.

La voie offre un ensemble d’exercices spirituels reçus du Prophète ﷺ par Cheikh Ahmad Tijani (RA). Ces litanies polissent la personnalité et perfectionnent le caractère du disciple. La Tidjaniya est comme un moule spirituel, capable de faire de l’ignorant un savant, de l’impie un saint et de l’égaré un sage.

De l’islam à l’iman

La Tidjaniya permet au fidèle d’accéder à la deuxième dimension de l’Islam : l’iman. Elle l’ancre dans les six articles de la foi et lui ouvre les portes de la dévotion volontaire.

C’est une adoration qui apaise le cœur : les gestes et les invocations du disciple ne sont plus mécaniques, ils sont accomplis avec application et ferveur. Le disciple passe alors de l’adoration par le corps à l’adoration par le cœur.

L’étape suivante est présentée dans La Fayda.