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Salsabila Zawiya · Dakar

Le Cheikh

Cheikh Mohamed Nouroudine Sall

Né en 1955 à Daara Halaybé, au cœur du Fouta Tooro, Cheikh Mohamed Nouroudine Sall a cherché la connaissance de Dieu de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Asie, avant de la trouver dans la Fayda.

Cheikh Mohamed Nouroudine Sall est né en 1955 à Daara Halaybé, au cœur de l’île à Morphil, dans le département de Podor, à 490 km de Dakar, sur la terre alors riche et fertile du Fouta Tooro.

Le village était déjà connu grâce au saint homme El Hadji Mamadou Moussa Ly, dont le père du Cheikh, Thierno Hamath Sall, fut l’un des plus proches disciples.

Une éducation au cœur du Fouta

C’est dans le Fouta, berceau des premiers États musulmans d’Afrique subsaharienne et terre des plus grands érudits et maîtres spirituels du Sénégal, que le Cheikh reçoit les bases de son éducation religieuse : l’apprentissage du Saint Coran et de la Sunna.

Son père est reconnu pour sa maîtrise du Coran, de la mystique et du droit musulman. Sa mère, Kadé Sada Djigo, enseigne le Coran au daara de la concession familiale.

Le voyage de la connaissance

Ces débuts nourrissent chez lui une soif innée de connaissances et un goût profond pour le questionnement intérieur. Ils le conduisent à étudier les sciences religieuses (Charia et autres), d’abord à Richard-Toll, dans le nord du Sénégal, puis à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria et le Gabon, où il s’établit.

Mais ce périple est avant tout motivé par la quête de l’Ultime : la connaissance de Dieu.

Cette quête guide ses pas au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à travers le Maghreb puis les pays du Golfe, jusqu’en Asie, et lui permet d’acquérir un vaste savoir en sciences religieuses : théologie et spiritualité.

Comme pour confirmer la parole du Prophète ﷺ, « Cherchez la science, serait-ce jusqu’en Chine », c’est précisément en Chine qu’un ancien haut responsable du gouvernement de Zhou Enlai lui révèle la clé de sa quête de Dieu : la Fayda tidjane.

Le chemin de l’initiation

Le Cheikh a reçu le wird dès l’âge de quinze ans, des mains de l’illustre Thierno Saïdou Nourou Tall. Il s’ensuit un parcours initiatique auprès de son mentor chinois, puis à Kaolack, auprès de l’imam Cheikh Hassan Cissé.

C’est enfin par l’entremise de Thierno Harouna Sow, premier disciple noir de Cheikh Ould Khayri de Boubacar, qu’a lieu la rencontre avec celui qui est aujourd’hui encore son maître et guide, et qui le place sous la tutelle spirituelle de Cheikh al-Islam El Hadji Ibrahima Niass (RA), le maître de la Fayda.

Son enseignement

Guide spirituel, homme de lettres, philosophe et philanthrope, polyglotte autodidacte, le Cheikh se distingue par l’équilibre qu’il tient entre un enracinement culturel et spirituel profond et une réelle ouverture sur le monde et les réalités de son temps.

Sa personnalité reflète un juste équilibre entre la Haqiqa (la Réalité spirituelle) et la Charia (la Loi révélée). Cet équilibre est la clé de voûte de son enseignement.

On le retrouve dans la diversité linguistique, culturelle, géographique et sociale de ses nombreux disciples à travers le monde. Car, à l’instar de Cheikh al-Islam El Hadji Ibrahima Niass (RA), Cheikh Nouroudine Sall s’adresse à tous : un bien pour tous, accessible à tous.

Il s’engage avant tout contre l’idée que l’Islam et la spiritualité seraient réservés à une élite religieuse. Car la connaissance de l’Unique par chacun est le seul véritable rempart contre les dérives, le fanatisme et les idées corruptrices de ce siècle.

C’est en cela qu’il est un guide sûr pour quiconque poursuit le seul but de la connaissance d’Allah (exalté soit-Il), en vue de Son adoration et d’une servitude parfaite.