La zakat, que l’on traduit par « aumône légale », est le troisième pilier de l’Islam. Chaque année lunaire, le musulman calcule le montant dû et le remet aux plus démunis.
La zakat est d’abord une obligation devant Dieu. Ce prélèvement sur les biens purifie, sur le plan religieux et moral, ce que possède le croyant. Elle montre aussi la place de la solidarité dans la vie du musulman. Autrefois, dans les pays musulmans, c’était l’État qui collectait la zakat et la redistribuait.
Ses buts
- Purifier le croyant de l’attachement excessif aux biens, de l’avarice et de la convoitise.
- Encourager à faire fructifier les biens plutôt qu’à les thésauriser.
- Permettre aux plus pauvres de subvenir à leurs besoins : c’est leur droit, dans la responsabilité collective que prône l’Islam.
- Rapprocher le cœur des hommes de Dieu.
- Financer des équipements utiles à tous : écoles, hôpitaux…
Les biens soumis à la zakat
- L’argent et les avoirs : espèces, métaux précieux, dépôts ou titres bancaires (zakat al-mâl).
- Les récoltes.
- Les marchandises destinées à la vente.
- Le bétail : ovins, bovins, camélidés.
Les biens non soumis à la zakat
- Les terrains, immeubles et bâtiments qui ne sont pas destinés à la vente.
- Le mobilier, les vêtements, les voitures d’usage personnel.
- Les biens hypothéqués.
- Les bijoux personnels, selon les écoles juridiques, qui divergent sur les parures en or et en argent.